Pharmacie de la Licorne

Les crampes musculaires

Physiopathologie

8 mars 2018 | Écrit par Stéphane BROZICEVIC

Les crampes musculaires

Les crampes musculaires

(les produits que je cite dans cet article sont vendus à la pharmacie de la licorne à Strasbourg dont je suis l’un des pharmaciens titulaires, ainsi que sur son site de vente en ligne. Il existe naturellement des produits équivalents d'autres marques)

 

Les crampes musculaires sont des contractions musculaires involontaires, intenses, temporaires, et souvent précédées par une sensation d’imminence. Elles peuvent apparaitre dans différentes situations : à l’effort, au repos, durant la nuit… Chacune ayant des origines potentielles différentes. Dans cet article, nous allons bien sûr nous intéresser aux crampes liées à l’effort musculaire : quels sont les mécanismes déclencheurs ? Comment les éviter ?

 

Une origine multifactorielle: la survenue des crampes est un phénomène complexe et pointer du doigt une seule cause  serait bien trop simpliste ! En effet, tous les mécanismes altérant de près ou de loin la qualité de la contraction musculaire vont être des facteurs favorisants. Ainsi, plus nous réduirons ces facteurs, mieux nous arriverons à faire face à ce véritable « mal du coureur ».

Nous allons ainsi essayer d’identifier ces différents facteurs (en fonctions d’éventuels symptômes, de son hygiène alimentaire…), de les analyser et surtout de les maitriser !

 

               1) L’acidité:

Une acidité musculaire, en interférant sur  les échanges ioniques et sur l’efficacité des enzymes en présence,  altère directement la qualité de la contraction musculaire et augmente fortement le risque de survenue de crampes.

 

  • L’acidité durant l’effort : l’acide lactique:

Cette acidité est principalement  produite lors d’efforts « supramaximaux », c'est-à-dire quand on sollicite la filière énergétique dite « anaérobie lactique ». Plus simplement, quand l’apport d’oxygène n’est plus suffisant par rapport à l’intensité de l’effort, il y aura production d’acide lactique.  Ainsi, pour entrainer le muscle à lutter contre ce phénomène, le meilleur moyen est de travailler sa VMA (Vitesse Maximale Aérobie) ; je ne rentrerai pas dans les détails, mais les différents types d’exercices de fractionnés (courts, longs, fartlek…) sont tout indiqués. Ce travail va permettre différentes adaptions intéressantes pour, entre autre, limiter le risque de survenu de crampes: un meilleur stockage et une meilleure utilisation de l’oxygène par le muscle, un débit sanguin musculaire plus important, une meilleure résistance des enzymes musculaires en milieu acide, un rendement et une efficacité énergétique globalement améliorés.

Une attention particulière est à porter à la qualité de la respiration durant l’effort, et tout spécialement  à l’expiration. En effet, l’élimination du dioxyde de carbone via l’expiration, est un des mécanismes de régulation de l’acidité de l’organisme. Il faut donc éviter tout blocage de la respiration ou expiration partielle, souvent réalisé inconsciemment par manque de concentration ou quand notre attention se focalise sur autre chose comme une descente technique en trail par exemple.

Attention : Cette utilisation massive d’oxygène est également une des causes de la production de grandes quantités de radicaux libres. Pour information, les autres causes principales chez le sportif sont le phénomène d’ischémie/reperfusion intestinale et l’inflammation résultant du glissement des fibres musculaires entre elles ;  plus généralement,  il y a aussi production de radicaux libres en  cas d’exposition aux rayonnements solaires et aux polluants, d’infections, de tabagisme... Rappelons que ces éléments (atomes ou molécules) instables sont très agressifs pour les cellules environnantes.

C’est pourquoi une consommation suffisante d’antioxydants (vitamines A, D, E, C, zinc, sélénium…) par le sportif est hautement souhaitable pour neutraliser les radicaux libres et ainsi éviter un  vieillissement cellulaire prématuré… et à plus ou moins long terme des blessures chroniques. Une consommation importante de fruits et légumes doit ainsi être la base de notre alimentation ; Cependant de nombreuses études ont démontré que les Apports Journaliers Recommandés (AJR) en antioxydants, bien que très difficiles à atteindre, étaient en plus largement sous-estimés ! Un apport supplémentaire sous forme de cures plusieurs fois par an serait ainsi tout à fait judicieux.

 Pour plus d'informations sur 33 vitamines et antioxydants:

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  • L’acidité au quotidien : « acidose chronique de faible intensité »

L’acidité peut également être plus insidieuse, en ayant comme origine un déséquilibre alimentaire chronique. Cet état d’ « acidose chronique de faible intensité » peut engendrer des problèmes inflammatoires ainsi qu’une fragilisation articulaire et musculaire ! Ainsi au quotidien, il sera judicieux de consommer suffisamment d’aliments alcalinisants: fruits (même les agrumes dont le goût est pourtant acide!), légumes, herbes aromatiques… Tout en limitant les aliments acidifiants: céréales, viande, poisson, produits laitiers…

Pour information, voici une liste d'aliments classés en fonction de leur indice d'acidité (indice PRAL): http://alimentationgroupea.blogspot.fr/2009/10/aliments-classes-selon-lindice-pral.html

ATTENTION : tout est une question de quantité! Certains aliments acides sont tout à fait utiles pour les sportifs : par exemple la viande pour ses acides aminés et son fer, le poisson pour ses oméga-3… Il ne faut surtout pas tomber dans un comportement alimentaire excessif (dans un sens ou dans l’autre !), mais veiller à équilibrer ses apports. Si l’on suspecte une surconsommation d’aliments acides (et/ou un déficit en fruits et légumes alcalins!) à l’origine de « faiblesses musculaires », il existe des compléments alimentaires spécifiques pour contrebalancer ce déséquilibre.

Plus d'informations sur l'ACIDO-BASE®: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product/44884
 
 
               2) Les carences en minéraux et oligo-éléments:

Un certains nombres de minéraux ont un rôle direct sur la contraction musculaire. Ainsi, toute carence en ces éléments, qu’elle soit due à un apport insuffisant au quotidien ou à une fuite importante durant l’effort, peut  altérer la qualité de la contraction musculaire.

 

  • Le Magnésium:

Le magnésium est un minéral jouant un rôle essentiel dans la contraction musculaire. Or une étude publiée en 2009 (INCA2) a montré que près de 60% de la population française en été carencée. Chez les sportifs, les besoins de base sont non seulement  bien plus grands, mais les pertes via la sueur sont également très importantes ; c’est pourquoi il faut être particulièrement attentif aux signes de carence : fatigue, stress, battement de paupière incontrôlé et bien sûr crampes !

On peut retrouver du magnésium dans les céréales complètes, le cacao, les légumes et fruits secs et certaines eaux minérales (hépar®…) entre autre. Si la consommation de ce type d’aliment ne semble pas suffire, il existe des compléments alimentaires pouvant se révéler utiles. La dose usuelle est de 300mg par jour en 2 prises (ou en 1 seule prise si c’est une forme à libération prolongée). Il peut également être utile d’associer de la vitamine B6 et/ou du silicium au magnésium pour optimiser son absorption.

Pour plus d'informations sur le MAGNEFOR®: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product/51630


  • Le Calcium:

Le calcium, outre son rôle dans la formation des os, est un messager cellulaire très polyvalent. Il joue notamment un rôle dans la contraction des muscles striés. Le sportif ne doit donc pas en manquer. On le retrouve dans de nombreux aliments (produits laitiers, viande, poisson, certaines eaux minérales…), mais, comme souvent, les apports journaliers recommandés sont  « un peu léger » pour les sportifs. Ainsi il sera judicieux d’optimiser l’assimilation intestinale du calcium en y associant des aliments riches en vitamine D et en fibres. Il faudra également éviter de consommer en même temps les aliments diminuant son absorption: légumes secs, épinard, thé, rhubarbe entre autre.

 

  • Le sodium:

Le sodium possède de nombreux rôles primordiaux pour la bonne pratique sportive : maintien de l’équilibre acido-basique, régulation des échanges d’eau et d’ions entre les différents « compartiments » de l’organisme, qualité des transmissions nerveuses et des contractions musculaires

Alors qu’au quotidien, les carences en sodium sont très rares (c’est même plutôt l’inverse, avec les risques cardio-vasculaires qui vont avec !), durant un effort prolongé, c’est une toute autre histoire ! En effet dans ce cas, les pertes de sodium via la sueur peuvent vite être conséquentes, et cela est d’autant plus vrai que le climat ambiant est chaud. Il faut ainsi s’assurer de consommer durant l’effort des quantités suffisantes de sodium, soit par des boissons adaptées, soit par des aliments solides salés. Dans le cas contraire, on risque « l’hyponatrémie » avec comme symptômes potentiels : crampes, maux de tête… voire dans le pire des cas coma !

ATTENTION : La consommation excessive de sel (chlorure de sodium, je le rappelle) est également à éviter ! Par exemple, les prises de pastilles de sel (encore assez fréquentes dans le monde des sports d’endurance), à cause d’un apport important et rapide de sodium, peut entrainer une « déshydratation intracellulaire » au niveau intestinale et  des problèmes digestifs du type diarrhées.

Si l’on prépare soi-même sa boisson de l’effort, il est recommandé de diluer 1g de sel dans 1L de boisson. Il existe également dans le commerce des boissons de l’effort toutes faites, qui sont, en général, de composition adaptée à l’effort d’endurance avec de bonnes concentrations en sels minéraux.

 

  • Le potassium:

Le potassium a des fonctions très proches de celles du sodium. Cependant, les carences en potassium sont bien moins fréquentes. En effet, même si une activité physique régulière entraine une augmentation de son élimination urinaire et sudorale (par la sueur), une alimentation équilibrée du type « régime méditerranéen » suffit le plus souvent à les compenser. Les principales sources de potassium sont les abricots secs, les légumes secs, les bananes, les champignons, le chocolat…

 

  • Le Fer:

A première vue, il n’y a pas de lien évident entre carence en fer et crampes musculaires. Cependant, de par sa fonction de « transporteur de l’oxygène » (via  l’hémoglobine) des poumons aux cellules musculaires, cet  oligo-élément a un rôle fondamental dans le bon fonctionnement de la filière énergétique aérobie. Affirmer qu’un déficit en fer est responsable d’un abaissement du seuil anaérobie est peut-être un peu exagéré ; mais son impact délétère sur la fonction musculaire ne fait aucun doute !

Les carences en fer sont globalement assez fréquentes, mais les sportifs font sans aucun doute partie d’une « population à risque » (leur besoin est d’ailleurs souvent estimé à bien plus de 100% des AJR !) et cela pour plusieurs raisons : le phénomène d’ischémie/reperfusion susceptible de provoquer des émissions de sang dans les sels (d’ailleurs les radicaux libres issus de ce phénomène peuvent également endommager la membrane des globules rouges) ; les hématuries post-effort dues à la propagation des ondes de choc à chaque foulée qui agressent les globules rouges ; l’augmentation du débit sanguin durant l’effort, au cours duquel les globules rouges subissent un stress mécanique important en passant dans les petits vaisseaux. La fréquence et le volume des entrainements sont donc également des facteurs de risque !

ATTENTION : le fer est présent dans notre alimentation sous 2 formes, l’une dite « héminique » (présente essentiellement dans les  viandes rouges, les abats, les fruits de mer…) et l’autre « non héminique » (fruits et légumes secs, cacao, levure de bière…). Il se trouve que le fer héminique est beaucoup plus disponible que le non héminique : environ 25% contre 5% ; de plus, seul  10% de ce fer alimentaire (qu’il soit héminique ou non) sera réellement absorbé ! Ainsi, il sera bon d’être particulièrement attentif aux signes de carences : fatigue, pâleur, trouble du sommeil, risque accru de blessures musculaires et tendineuses accrues…

 

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Dans le doute, il ne faut pas hésiter à réaliser un bilan sanguin adapté. Ainsi, si un déficit est confirmé, il faudra essayer de consommer plus et plus régulièrement des aliments riches en fer ; Il sera d’ailleurs recommandé, afin d’optimiser son assimilation, de les associer à des aliments riches en vitamines C, B9 et B12 (crudités, légumes verts, fruits…) et en cuivre (par chance, de nombreux aliments sont à la fois riches en fer et en cuivre : fruits de mer, foie, cacao…). Pour « rectifier le tir » plus rapidement, une supplémentassion via des compléments alimentaires est également tout à fait envisageable. Il en existe des plus ou moins naturels ; la spiruline en est d’ailleurs un excellent exemple, avec, selon plusieurs études, une absorption du fer particulièrement élevée. 

 https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product_line/126/ 

 

               3) Les vitamines

Un grand nombre de vitamines possède des propriétés influant directement ou indirectement sur la qualité de la contraction musculaire.

Voici un tableau récapitulatif les concernant :

Vitamines

AJR

Sources alimentaires

Propriétés en lien avec la contraction musculaire

A

 

600 à 1000µg

Poissons gras, jaune d’œuf, mais aussi carottes, tomates…

Antioxydant

B1

 

0,4 à 1,5mg

Levure de bière, céréales complètes, légumineuses, viandes…

Métabolisme énergétique

B2

 

1,5 à 1,6mg

Légumes à feuilles vertes, blanc d’œuf, poisson, viande…

Métabolisme énergétique, absorption du fer

B3

 

11 à 18mg

Céréales complètes, légumes et fruits secs, viande, poisson…

Métabolisme énergétique

B6

 

0,6 à 2,2mg

Céréales, viande, poisson, fruits et légumes frais…

Métabolisme énergétique, absorption du magnésium

B12

 

2,4µg

Foie, jaune d’œuf, viande, poisson, lait…

Formation des globules rouges

C

 

110mg

Agrumes frais (citrons, oranges…), persil, tomates, poivrons…

Formation des globules rouges, antioxydant, absorption du fer non héminique

D

 

5mg (200UI)

Poisson gras, jaune d’œuf, huile de foie de poisson, lait entier…

Absorption du calcium et du magnésium, antioxydant

E

 

12mg

Huiles végétales, oléagineux, fruits secs, produits laitiers…

Antioxydant

 

 

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  • Impact du sport sur l’intégrité du muscle

Les cellules musculaires sont composées en grande partie de protéines qui vont conférer aux muscles leur capacité à se contracter, se relâcher ou s’étirer en fonction du mouvement. Ces protéines sont formées d’une succession de petites unités structurelles appelées acides aminés (AA). Il existe 20 AA différents dont 8 sont dits « essentiels », c'est-à-dire que notre organisme n’est pas capable de les fabriquer ; cela veut également dire que notre alimentation ne devra pas en manquer ! En temps normal, un équilibre entre synthèse et destruction de ces AA garantit une bonne intégrité musculaire.

Chez le sportif (qu’il soit pratiquant d’un sport de force comme la musculation, ou d’un « sport à impacts » comme la course à pied ou le football), la destruction musculaire (et donc protéique !) va être considérablement accrue. Ce phénomène sera encore exacerbé dans le cas d’un effort de longue durée  pendant lequel, au fur-et-à-mesure que les réserves de glycogène musculaire diminuent, certains AA vont servir de « carburant relais ».

 

  • Les BCAA : des AA clés dans la construction musculaire

Les BCAA (ou AA « branchés » en français) sont des AA essentiels présents en proportion particulièrement élevée dans les muscles. Ils ont à la fois un rôle structurel très important et font partie des AA susceptibles de fournir de l’énergie à l’organisme si les réserves en glycogène viennent à manquer.

Chez le sportif, les BCAA subissent un fort catabolisme ; en clair, ils se dégradent au fur-et-à-mesure qu’on sollicite les muscles. Ainsi, pour ne pas perdre en qualité musculaire, Il faut régulièrement les remplacer ; et pour cela, la seule manière est un « apport extérieur » : alimentation et/ou compléments alimentaires. Bien évidemment, les apports de BCAA via l’alimentation sont et doivent rester la base.

Les aliments les plus riches en BCAA sont la viande rouge et les produits laitiers, mais on en retrouve également dans le poulet, le poisson et les œufs. Les sources végétales de BCAA sont les légumineuses, les céréales, les amandes… Et la spiruline (encore elle !).

La prise de BCAA sous forme de compléments alimentaires n’est à envisager qu’en cas de réelle nécessité : suspicion de carence due une alimentation déséquilibrée ou certains régimes alimentaires particuliers (végétariens…), période d’entrainement intensif avec de fortes sollicitations musculaires, fatigue musculaire chronique (dans ce cas, il sera utile de faire un point plus général, non seulement sur l’hygiène de vie globale, mais aussi sur l’entrainement).

 

Pour plus d'informations sur BCAA SYNERGY+®: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product/44938

 

ATTENTION : une bonne hydratation et un apport suffisant en vitamines du groupe B permet d’optimiser l’absorption et l’utilisation des BCAA.

 

  • Le renfort musculaire

L’entrainement de nos muscles à l’effort  est un élément fondamental pour limiter la fatigue et la destruction musculaire (et donc limiter le risque d’apparition de crampes) durant les courses. Les phases de destruction/reconstruction musculaire  caractéristiques de certains entrainements vont progressivement engendrer des adaptations musculaires tout à fait bénéfiques : résistance, endurance et élasticité…

Sans rentrer dans les détails (je laisse ça aux coachs !), une des séances les plus connues est  « la casse de fibres » qu’on réalise en descente à un rythme élevé. Comme son nom l’indique, elle est particulièrement destructrice pour les muscles et imposera un repos musculaire pendant au moins 24 à 48h pour optimiser la réparation musculaire et éviter la blessure. On peut également faire des sorties en endurance suite à des exercices de pré-fatigue musculaire. Le « myo-cross max », basé sur des enchainements de renfort musculaire statique et dynamique,  est aussi une séance intéressante et ludique.

Après ce type de séances musculairement exigeantes, la phase de récupération aura une grande importance. Il faudra profiter de la fameuse « fenêtre métabolique » (jusqu’à 2h après l’entrainement, mais idéalement dans les 30 1ères minutes !) pour réalimenter son organisme en nutriments : minéraux, glucides et bien sûr protéines ! Ainsi pour favoriser la réparation musculaire, la consommation d’aliments riches en AA (tout particulièrement les BCAA et la glutamine) est vivement conseillée. Pour ceux qui les supportent, les produits laitiers comme les yaourts liquides sont tout à fait indiqués. De nombreux produits, alliant souvent côté pratique et composition très complètes, existent sur le marché, avec une mention spéciale pour la « whey » (ou protéines de lactosérum) qui est à la fois riche en glutamine et BCAA et d’assimilation très rapide.

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                5) La déshydratation

Au cours d’un effort musculaire, une très grande partie de l’énergie produite (jusqu’à 80%) est responsable d’une augmentation de température. Cette dernière, néfaste pour le muscle et pour l’organisme, est alors dissipée via la transpiration. Plus l’activité physique est longue et/ou intense, plus la production de chaleur est importante et plus les pertes d’eau par la sueur seront conséquentes… Et plus il y aura de risques de déshydratation !

 

  • Incidences sur l’organisme

Il a été estimé qu’une perte d’eau de 2% durant un effort est responsable d’une diminution des performances d’environ 20% ! Si la déshydratation atteint 4%, la symptomatologie s’aggrave encore : risques de crampes, blessures musculaires et tendineuses, augmentation de la fréquence cardiaque, troubles digestifs, troubles neurologiques…

 

  • Quelles boissons utilisées, pourquoi, comment ?

Idéalement, une boisson de l’effort doit répondre à 2 impératifs :

- Une composition adaptée aux besoins du sportifs: un apport en minéraux suffisant pour à la fois combler les pertes (sueurs, urines) et maintenir un bon fonctionnement de l’organisme et notamment musculaire (cf chapitre sur les minéraux) ; des glucides (idéalement d’index glycémiques variés) pour leur rôle énergétique, mais aussi pour optimiser l’absorption de l’eau. Si l’activité sportive est longue (plusieurs heures), certains autres nutriments peuvent être intéressants : des AA (BCAA, glutamine…) pour limiter la destruction musculaire à l’effort, des antioxydants (sélénium, zinc, vitamine C…) pour neutraliser les radicaux libres particulièrement « agressifs », des vitamines du groupe B pour leur impact sur le métabolisme énergétique, des sels alcalinisant (citrates, bicarbonates…) pour réduire l’acidité…

- Une concentration optimale pour une bonne assimilation: afin d’optimiser l’absorption de l’eau et des nutriments, la boisson doit idéalement être isotonique ou légèrement hypotonique. Isotonique signifie que la concentration en « éléments » de la boisson est identique à celle du sang. Une boisson hypertonique, trop concentrée, va non seulement limiter l’absorption des nutriments, mais va également créer un « appel d’eau » vers les intestins qui risque de provoquer des inconforts voire des diarrhées. A l’inverse, une boisson hypotonique, faiblement concentrée, va entrainer une fuite de sodium avec risque d’hyponatrémie (cf. chapitre sur le sodium).

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En moyenne, il est conseillé de boire une gorgée pleine de boisson isotonique toutes les 5 à 10 minutes. Si le climat est très chaud, il est préférable de diluer un peu plus sa boisson de l’effort (légèrement hypotonique) et de boire un peu plus fréquemment. 

 

ATTENTION :

- quand on ingère des aliments solides, il faut éviter de boire « par-dessus » une boisson isotonique. Le mélange, une fois dans l’estomac, serait hypertonique avec potentiellement tous les effets délétères vus précédemment. Dans ce cas, il faudra préférer boire de l’eau claire.

- Les « boissons énergisantes » ne sont pas du tout adaptées à la pratique sportive (ni avant, ni pendant, ni après !). Elles sont hypertoniques, trop acides, faiblement dosées en minéraux essentiels (sodium…) et souvent trop dosées en d’autres molécules (caféine, taurine…).

 

 

               6) Les facteurs extérieurs augmentant les risques de crampes

- La chaleur qui augmente les risques de déshydratation.

- Le froid qui, par son action vaso et bronchoconstrictrice (les vaisseaux sanguins et les alvéoles bronchiques se « resserrent »), réduit l’arrivée d’oxygène aux muscles.

- L’altitude : L’oxygène se faisant plus rare en altitude.

Lors de ces différentes conditions, il sera judicieux d’adapter ses vêtements, son hydratation et le rythme de son effort !

 

 

               7) Les petits plus !

  • Compléments alimentaires: comme nous l’avons vu précédemment, certaines vitamines et minéraux, ainsi que certains extraits de plantes peuvent être utilisés en prévention grâce à leurs propriétés décontracturantes, anti-fatigue musculaire et/ou anti-acide. Par exemple la spécialité NO CRAMP® (STC Nutrition) est composée de magnésium, vitamine B6, extrait de ginseng, d’arnica et surtout d’extrait de quinine faiblement dosé favorisant le relâchement musculaire.

Pour plus d'information sur le NO CRAMP®: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product/44928

 

  • Homéopathie: L’homéopathie est très utilisée contre les crampes, que ça soit en préventif ou en curatif. En effet, bien qu’aucune étude scientifique n’ait prouvé une réelle efficacité, cette thérapie est l’allié de nombreux sportifs. En prévention, on peut associer l’arnica 9CH et le zincum oxydatum 3CH : 5 granules 3x/jour ou 10 granules diluées dans sa boisson de l’effort. On peut aussi opter pour 1 comprimé de SPORTENINE® par heure d’effort.

Pour commander ce produit: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/product/48576

 

  • Chaussettes ou manchons de compression: les effets bénéfiques des chaussettes ou manchons de compression pendant l’effort sont assez controversés. L’intérêt, en théorie, pourrait être double : d’une part ils amélioreraient l’afflux de sang et donc d’oxygène aux muscles ; d’autre part, ils pourraient, par leur action de maintien,  limiter les lésions musculaires dues aux chocs répétés à chaque foulée. C’est à chacun d’estimer l’intérêt de tester, ou non, ce dispositif. ATTENTION : afin de bien choisir sa taille, les mesures doivent être prises sur mollet contracté… Ce qui est, semble-t-il, rarement fait !

 

               8) Et maintenant?

Tout le défi va être d’assimiler toutes ces informations, pour le cas échéants, modifier certains de vos comportements face à vos problèmes de crampes. Pour mettre toutes les chances de votre côté, posez-vous les bonnes questions : est-ce que je m’entraine suffisamment (ou trop !) ? Est-ce que mes entrainements sont adaptés à mes objectifs ? Est-ce que mon alimentation et mon hydratation semblent convenir, aussi bien au quotidien que durant mon activité sportive ? Suis-je souvent malade, fatigué, stressé… Et quelle pourrait en être la cause ? Depuis quand n’ai-je plus fait un bilan sanguin ?

N’hésitez pas à vous faire conseiller par un professionnel de santé compétent en la matière.

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Catalogues des produits sport vendus en ligne: https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/catalog/

 

Sources :

https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/news/detail/1699699463

https://gourmet-spiruline.fr/bienfaits-spiruline/fer-de-la-spiruline-plus-assimilable-viande.html

http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/20/les-apports-de-fer-toxiques-utiles/

https://pharmaciedelalicorne.pharminfo.fr/news/detail/1699698718

« Sportifs : boostez vos performances au naturel », Françoise COUIC MARINIER et Pierre-Xavier FRANK, autoédition juin 2014.

« Antioxydants guide pratique », Daniele FESTY, Leduc.s Editions août 2003.

                4) L’intégrité musculaire